À l’Assemblée nationale, un hommage aux grandes figures de la Deuxième République et de l’abolition de l’esclavage

À l’occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, une cérémonie empreinte d’émotion et de solennité s’est tenue ce mardi 12 mai dans la cour d’honneur de l’Assemblée nationale.

Cinq plaques commémoratives ont été dévoilées en hommage à de grandes figures de la Deuxième République ayant siégé dans cet hémicycle éphémère installé au cœur même de la cour d’honneur : Victor Hugo, Alphonse de Lamartine, Louisy Mathieu, Victor Schœlcher et Alexis de Tocqueville.

Cette cérémonie, organisée dans le prolongement de la journée nationale de commémoration, a constitué un moment particulièrement fort de mémoire et de transmission républicaine.

Dans un discours marquant, Yaël Braun-Pivet a rappelé l’histoire de la célèbre « salle de carton ». Malgré son appellation, cette salle provisoire principalement construite en bois avait été édifiée en urgence dans la cour d’honneur afin d’accueillir l’Assemblée constituante dès 1848, puis l’Assemblée législative en 1849, jusqu’au coup d’État du 2 décembre 1851.

À travers l’hommage rendu notamment à Victor Schœlcher et Louisy Mathieu, la cérémonie a également mis en lumière l’engagement de la République pour l’abolition de l’esclavage ainsi que la reconnaissance de l’histoire des Outre-mer.

Les participants ont ainsi entendu résonner les mots du décret de 1848 :
« L’esclavage est un attentat contre la dignité humaine. »

Ainsi que cette grande formule républicaine :
« Le sol de France affranchit l’esclave qui le touche. »

La cérémonie a également été ponctuée par des lectures de textes de Victor Hugo et de Louisy Mathieu, interprétées avec émotion par une jeune élève.

Un moment fort, placé sous le signe de la mémoire, de la transmission et de la fidélité aux valeurs républicaines.