À Florac, trois journées consacrées aux enjeux du pastoralisme

Pendant trois journées, Florac a accueilli les Rencontres du pastoralisme, un temps fort consacré aux systèmes pastoraux et herbagers et à leur rôle dans l’avenir des territoires de montagne et des espaces ruraux.

Organisées par les équipes de l’Entente interdépartementale Causses et Cévennes, dont le siège est installé à Florac, et du Parc national des Cévennes, ces rencontres ont proposé un programme riche de conférences et de tables rondes consacrées aux enjeux auxquels sont confrontés aujourd’hui les éleveurs pastoraux.

Sophie Pantel était présente à l’ouverture de ces journées. Elle a notamment rappelé l’importance des systèmes herbagers et pastoraux pour la Lozère, qui participent à l’entretien des paysages, à la préservation de la biodiversité, à l’économie agricole et à l’aménagement des territoires de montagne.

Préserver et renforcer les soutiens au pastoralisme

Pour Sophie Pantel, l’avenir du pastoralisme passe notamment par le maintien et le renforcement des mécanismes de soutien de la Politique agricole commune (PAC). Les mesures surfaciques et les aides couplées constituent des outils essentiels pour accompagner les exploitations qui reposent sur ces systèmes d’élevage.

À l’Assemblée nationale, elle a également souhaité porter ces enjeux à l’occasion de l’Année internationale du pastoralisme. Elle a déposé une proposition de résolution consacrée au sujet, dont le contenu a depuis été intégré à un texte transpartisan consacré au pastoralisme, qui doit être examiné lors d’une prochaine semaine transpartisane, après l’examen du budget.

Au-delà des déclarations de principe, Sophie Pantel rappelle que le pastoralisme est avant tout une activité bien réelle, portée quotidiennement par des éleveurs confrontés à des difficultés concrètes. La protection des troupeaux constitue notamment un enjeu majeur pour permettre la pérennité de ces systèmes d’élevage.

Dans ce cadre, elle a notamment porté à l’Assemblée nationale la création d’un statut pour les lieutenants de louveterie, adopté dans le cadre de ses travaux parlementaires, et défendu plusieurs amendements visant à simplifier les procédures d’autorisation de tirs permettant de protéger les troupeaux.

La situation particulière des territoires situés dans un parc national nécessite toutefois de poursuivre le travail. Certaines dispositions ne peuvent pas s’y appliquer de la même manière et des évolutions restent nécessaires afin de mieux prendre en compte les réalités de l’élevage pastoral et de la protection des troupeaux. Sophie Pantel entend notamment continuer à porter ces enjeux au sein du conseil d’administration du Parc national des Cévennes.

Le pastoralisme, un outil pour la défense des forêts contre les incendies

Les échanges de Florac ont également permis de rappeler le rôle que peuvent jouer les activités pastorales dans la défense des forêts contre les incendies (DFCI).

Lors de la mission gouvernementale consacrée à la prévention et à l’adaptation face au risque incendie, Sophie Pantel a défendu la reconnaissance du pastoralisme comme un véritable outil de DFCI. Elle a notamment porté la nécessité de mettre en place des rémunérations adaptées dans le cadre des MAEC DFCI, afin de reconnaître le travail réalisé par les éleveurs lorsque leur activité contribue à limiter la progression de la végétation et donc la vulnérabilité des espaces face au risque incendie.

Cette approche s’inscrit dans un travail plus large engagé en Lozère. Les services de l’État viennent ainsi d’achever, avec les maires, le troisième plan de massif DFCI, destiné à mieux anticiper et organiser la prévention du risque incendie. Ce travail doit permettre au département de mobiliser les nouveaux dispositifs annoncés pour accélérer l’adaptation au changement climatique et renforcer la prévention des incendies.

Depuis plusieurs années, les élus et les acteurs locaux travaillent à mettre en place les infrastructures nécessaires à la protection des populations et des espaces naturels. Leur entretien et leur réalisation restent cependant confrontés à des difficultés, notamment en matière de financement et d’autorisations administratives.

Sophie Pantel a tenu à rappeler que ce travail de terrain mérite d’être reconnu et soutenu. La prévention des incendies repose sur des infrastructures, de l’entretien, de l’anticipation et une mobilisation collective des acteurs locaux.

Ces enjeux prennent une dimension particulière après un été marqué par de nombreux incendies et par la mort de quatre sapeurs-pompiers, venus rappeler le risque auquel sont confrontés celles et ceux qui interviennent pour protéger les populations.

Pour Sophie Pantel, pastoralisme, gestion des espaces naturels et prévention des incendies ne doivent donc pas être considérés séparément. Ils participent d’une même stratégie d’adaptation des territoires ruraux et de montagne face au changement climatique, qui doit désormais se traduire par des moyens et des dispositifs à la hauteur des enjeux.

Les Rencontres du pastoralisme à Florac auront ainsi permis de croiser les regards des éleveurs, des élus, des acteurs de l’environnement et des représentants des pouvoirs publics, avec un objectif commun : donner au pastoralisme les moyens de continuer à faire vivre et entretenir les territoires.