Le rapport de la mission gouvernementale transpartisane consacrée à la modernisation de la sécurité civile a été remis au Premier ministre, Sébastien Lecornu. Intitulé « Agir dès aujourd’hui pour anticiper, prévenir, préparer, lutter et se relever face aux feux de forêt », il formule 32 propositions pour adapter la réponse française à l’évolution du risque incendie.
Cette remise marque l’aboutissement de plusieurs mois de travaux, d’auditions et de rencontres avec les acteurs directement confrontés au risque de feux de forêt. Pour Sophie Pantel, l’enjeu est désormais de passer des constats aux actes : le changement climatique modifie profondément le risque incendie et impose de changer d’échelle dans la prévention comme dans la préparation et la lutte.
Les saisons de feux s’allongent, les incendies peuvent gagner en intensité et de nouveaux territoires sont désormais concernés. Face à cette évolution, la réponse doit être globale : mieux anticiper les risques, renforcer la prévention, adapter les moyens humains et matériels, protéger davantage les populations et mieux accompagner les territoires après les crises.
Une première avancée sur le financement des SDIS
Parmi les propositions portées dans le rapport figure l’évolution de la Taxe spéciale sur les conventions d’assurance (TSCA) afin de dégager des moyens supplémentaires au bénéfice des services départementaux d’incendie et de secours (SDIS).
Lors de la réunion de présentation du rapport, le Premier ministre a donné son accord à cette proposition, qui vise à renforcer le financement de la sécurité civile à travers les départements bénéficiaires de la TSCA et l’augmentation de son rendement.
Cette évolution constitue un point particulièrement important pour Sophie Pantel, qui défend cette mesure depuis plusieurs années et dépose, depuis 2024, des amendements à chaque projet de budget afin de faire évoluer le périmètre et le taux de cette taxe.
Le renforcement des moyens des SDIS est un enjeu majeur pour permettre aux services de secours de faire face à des feux plus nombreux, plus rapides et plus intenses. Il doit s’accompagner d’un effort plus large sur les équipements, les moyens aériens, la prévention et l’organisation de la sécurité civile.
32 propositions pour l’ensemble du cycle du risque
Le rapport ne se limite pas à la question du financement. Ses 32 propositions portent sur l’ensemble du cycle du risque : anticiper, prévenir, préparer, lutter et se relever.
Il s’agit notamment de mieux préparer les territoires exposés, de renforcer les politiques de prévention, d’améliorer la coordination entre les différents acteurs, d’adapter les moyens de lutte aux feux extrêmes et de mieux organiser le relèvement des territoires après les incendies.
Cette approche rejoint directement les réalités observées en Lozère, où les élus locaux, les sapeurs-pompiers, les agriculteurs, les forestiers et les services de l’État travaillent depuis plusieurs années à renforcer la prévention et la défense des territoires contre les incendies.
Les contributions de la Lozère au cœur des travaux
Tout au long de la mission, Sophie Pantel a souhaité faire remonter les réalités vécues dans les territoires ruraux et de montagne.
De nombreux Lozériens ont ainsi contribué aux travaux : maires et élus locaux, habitants, éleveurs, forestiers, acteurs institutionnels et sapeurs-pompiers. Leurs témoignages, leurs expériences et leurs propositions ont permis d’alimenter les réflexions de la mission et de nourrir directement ses recommandations.
Cette mobilisation locale est particulièrement importante pour Sophie Pantel : les réponses nationales doivent pouvoir prendre en compte les réalités propres aux territoires ruraux, notamment les enjeux d’entretien des infrastructures de défense contre les incendies, de disponibilité des moyens de secours, d’accès aux massifs et de protection des populations.
Désormais, donner une traduction concrète aux propositions
Après la remise du rapport au Premier ministre et la conférence de presse organisée à cette occasion, le travail se poursuit désormais avec le Gouvernement afin de donner une traduction concrète aux propositions formulées.
Pour Sophie Pantel, la remise de ce rapport constitue une étape importante, mais le travail doit désormais se poursuivre dans la mise en œuvre. L’évolution du risque climatique impose d’anticiper dès aujourd’hui les incendies de demain et de donner aux territoires, aux collectivités et aux services de secours les moyens nécessaires pour y faire face.
Le rapport (à lire ici), qui rassemble l’ensemble des constats et des 32 propositions de la mission, est désormais accessible dans son intégralité.















