La prévention coûte toujours moins cher que le curatif. Ce principe doit guider l’ensemble des politiques publiques, en particulier lorsqu’il s’agit de lutter contre les incendies d’espaces naturels.
À l’occasion de la présentation du nouveau dispositif de détection précoce des feux, la députée était présente pour découvrir ce projet partenarial inscrit au Plan départemental de protection des forêts contre les incendies (PDPFCI). Le dispositif repose sur un réseau de 17 caméras installées sur les points hauts du département et fonctionnant grâce au réseau GSM. Selon la société en charge du projet, il permettra de couvrir 72 % du territoire lozérien, offrant ainsi des gains opérationnels importants pour les services de secours.
D’un montant de 865 051 € HT, ce projet est financé à 80 % par l’État, via la DRAAF, et à 20 % par le SDIS de la Lozère. La députée tient à saluer l’engagement financier de l’État, ainsi que l’implication de Monsieur le Préfet et de l’ensemble des partenaires qui ont contribué à la concrétisation de cette initiative.
Elle rappelle toutefois que cette technologie constitue un outil complémentaire. Elle ne saurait se substituer à la vigilance humaine, aux politiques de prévention ni à la diffusion d’une véritable culture du risque, qui demeurent les premiers remparts face aux incendies.
À cette occasion, la députée a également souligné l’intérêt de relancer un autre projet structurant, en attente depuis 2024 : le plan stratégique de déploiement de réservoirs d’eau à usage mixte, destinés à la fois à la défense contre les incendies et aux besoins de l’élevage.
Fruit de deux années de travail avec les services de l’État, notamment la DDT et la Chambre d’agriculture, ce projet constituait l’action n°14 des Assises de l’eau, initiées par la députée aux côtés de la préfète Wills Morel, puis poursuivies avec le préfet Castanet.
Pour la députée, le renforcement des moyens de prévention passe par une approche globale, associant innovation technologique, anticipation, gestion durable de la ressource en eau et adaptation aux spécificités des territoires. Face à l’évolution du risque incendie, ces investissements constituent un enjeu majeur pour la sécurité des habitants et la résilience de la Lozère.











